

jeudi 4 décembre 2008
A ne pas manquer, l'exposition «Le monde de Charlie Brown: la vie et l'oeuvre de C. M. Schulz»

samedi 29 novembre 2008
Blogue en construction...
mercredi 26 novembre 2008
Trois bergers, trois livres

L'auteur algérien retrace la vie au sein d'un village de la montagne kabyle au début du 20e siècle, dans sa famille tout aussi pauvre que le village du reste. On verra comment se cultive et se récolte si difficilement l'olive et comment les hommes et les femmes y vivent, fauchés parfois très jeunes par le destin. Un petit bijou dans le genre qui est devenu un classique dans son pays. Touchant et rejoignant par certains aspects «L'enfant noir» de Camara Laye, notamment en ce qui concerne l'éducation et l'exil en France lié à l'instruction supérieure du jeune africain à cette époque et jusqu'à nos jours. «Son journal, 1955-1962, document bouleversant sur la guerre d'Algérie, a eu un retentissement mondial» comme il est mentionné dans les notes infrapaginales du roman et, en est un que j'aimerais lire.

Publié dans 48 pays, L'Alchimiste a obtenu le Grand Prix des Lectrices de Elle 1995. Conte philosophique nouvel âge nommé aussi la légende personnelle du berger andalou, personnage du conte en question qui pendant sa traversée du désert rencontrera certaines figures marquantes dont la femme qui interprètera son rêve, un marchand de pop-corn, une caravane mais surtout l'Alchimiste. En cheminant parmi les chameaux, il aura tout le temps nécessaire pour ressasser les propos de l'Alchimiste mais aussi pour revisiter le monde en commençant par celui de ses brebis vendues... pour faire ce voyage, un voyage qui finalement le ramènera à sa propre histoire ou à ses racines. Comme l'on dit ici: l'éloignement rapproche les coeurs.

Fables d'ici par un québécois!

mardi 25 novembre 2008
Des prières cocasses, venues du fin fond du coeur d'un enfant plus très petit...

samedi 22 novembre 2008
Après l'empereur voici Monsieur Ibrahim venu me parler d'amitié à son tour...

vendredi 21 novembre 2008
Des chinois, une leçon d'amitié...via Hans Christian Andersen

Un conte d'Andersen traduit en français et publié par Gallimard qui m'était inconnu... et que j'ai combien apprécié! A l'ère où la Chine contrôle la planète, cette leçon d'amitié nous provenant du rossignol au contact de l'empereur de Chine semble fort cocasse. Que l'histoire qui parvient jusqu'à nous soit ancienne il va sans dire, mais qu'elle nous soit restituée par la voie chantée de ce rossignol chinois s'avère tel un petit miraculé.
J'ai aimé cet empereur-lecteur se propulsant ici parmi les livres et les oiseaux, deux de mes passions personnelles, il faut l'avouer. J'ai aimé aussi rencontrer ce personnage célèbre se questionnant sur son propre trésor...quelque peu inconnu et, pas besoin d'être empereur en titre pour vivre ce questionnement. Oui, cet empereur m'a ému et si je l'avais rencontré sur son lit de mort, je suis convaincue que j'aurais agi comme ce rossignol, car pour moi aussi l'amitié se retrouve en tête de liste de tous les trésors...aujourd'hui comme hier, peut être encore plus en ces temps où déclinent si rapidement les pouvoir des peuples comme des continents.
C'est vrai qu'il peut être tentant de remplacer les êtres et de les mécaniser, d'autant plus que nous sommes à l'ère de la robotisation par excellence... on a qu'à penser à Émilie qui nous parle quotidiennement. Mais jamais l'ami virtuel de notre temps ni le jouet mécanique de l'époque d'Andersen ne remplacera l'ami véritable en chaire et en os, vêtu de plumes ou de fourrure. Et même s'il était mécanique, ce soi-disant véritable ami, encore faudrait-il savoir le reconnaître et l'accepter tel qu'il l'est.
Le rossignol de l'empereur de Chine voici mon Petit prince à moi, retrouvé comme pas un ami.
mercredi 19 novembre 2008
SUR MA TABLE DE LECTURE EN CE MOMENT
- A la recherche du temps perdu I - Du côté de chez Swann de Marcel Proust.
En survol. Je n'en suis encore qu'à la demie du 1er tome de l'oeuvre... Merveilleux parce qu'avec lui j'ai l'impression de batifoler en me promenant dans les jardins de Combray. J'adore ce roman cousu de mille et unes observations sur la race humaine, les fleurs et la nature environnante, le tout pimenté de ses commentaires critiques sur le plaisir de lire, bien entendu. Jamais un ami ne m'a aussi bien conseillé une oeuvre. Merci à toi, cher Claude, pour cette suggestion de lecture qui tombe si à propos. Commentaire et résumé de lecture, à suivre.
- Étoffe du pays de Gaston de Montigny. Textes rassemblés par son frère, Louvigny de Montigny.

- A l'ombre des érables
Un autre trésor du patrimoine littéraire québécois! Commentaire à suivre.
L'embryon de ce projet de blogue de lecture...

«Des pictogrammes sumériens à Internet, en passant par les florilèges et les miscellanées, les almanachs, les compilations et les encyclopédies, les écrits sur pierre, écorce, argile, papier, plastique et aujourd’hui écrans plasma, l’homme a toujours ressenti le besoin d’écrire ou de dessiner idées, événements, faits, et d’en dresser la liste méthodique et détaillée.»
...Comme l'écrit si bien l'auteure, qui vit au Japon depuis un certain temps et qui s'est familiarisée à la discipline japonaise et à son mode de vie, tellement qu'elle en a adapté certains aspects transmis aux femmes occidentales dans ce charmant livre pratico-pratique et ludique à la fois, que m'a offert en cadeau d'anniversaire ma vieille maman. Oh! quel fameux cadeau. Que j'ai lu immédiatement, le dévorant avec boulimie. Puis il a dormi à mon chevet quelques semaines jusqu'à ce qu'en premier, je mette de l'ordre dans mes notes de lecture de ce même livre et secondo, j'amorce certaines listes... ce qui a débloqué un immense jeu de mots, réactivant en moi le processus d'écriture. Par la suite, j'ai peaufiné la liste bibliographique de mes lectures que je tenais depuis quelques années... mon registre personnel de lectures me permettant de noter de plus en plus de détails:
les notes bibliographiques complètes, bien entendu l'ordre chronologique de ces mêmes titres les lieux d'acquisition ou de prêts de ces livres le prix déboursé les personnes auxquelles j'ai prêté mes acquisitions les appréciations verbales dans le cas de ces prêts, après le retour mes commentaires incluant appréciation personnelle, résumé, etc. les titres du même auteur que je désire me procurer à la suite de la lecture de ce livre les personnes auxquelles je désire prêter ou offrir ce livreAprès avoir tenu et adapté cette liste rigoureusement pendant plusieurs mois, j'en ai conclu qu'il valait mieux partager toutes ces informations pertinentes et surtout, pouvoir communiquer mon immense plaisir de lire et d'en faire autant. Ce qui me propulsa vers ce nouveau blogue d'épicurienne... dans la série des Marie, celui faisant suite à Marie est dans son assiette avec ce dernier né: Marie est à la page...
Bonne lecture!
Au plaisir de vous lire-écrire, à livre ouvert, Marie
dimanche 16 novembre 2008
Un été en rappel s'il-vous-plaît pour transgresser un automne quand les feuilles n'en finissent plus de mourir.

A voiles ou à vapeur, une page d'histoire bien reconstituée.

Pour l'amour de l'atikamek ou le rapprochement des peuples, un roman à lire absolument!

Comme une prière ou un bréviaire à la soeurorité, Gabrielle Roy en appelle à sa chère petite soeur!

La bêtise humaine plus grande que nature face au bestiaire sauvage ou ces bêtes dites sauvages...

Dans la fanga, la sierra péruvienne ou la forêt amazonienne, une rencontre avec ces bêtes dites sauvages souvent beaucoup moins sauvages que la bête humaine incarnée par l’indien bien entendu, mais aussi le chasseur-conférencier ou l’aventurier. Remuant nos racines, ces parodies racontent en toute simplicité la bêtise humaine face à un bestiaire si spectaculaire. Ce chasseur romantique, Julien Clairval, que l’on suivra jusqu’à Varsovie enseignant son art et bien entendu, surtout ce qu’il ne faut pas faire.
«De petits manuels vous enseignent, avec dessins dans le texte, à quelle hauteur du poumon il faut tirer le rhinocéros ou l’orang-outang. Calibre 10 et balles blindées. Tout est prévu : le nombre de boîtes de conserves (asperges et pêches californiennes), le lit-sac, le moulin cylindrique pour le café, la caméra, la blague à tabac, la place exacte pour le Candide de Voltaire et le champagne, excellents toniques après les fièvres. Vous y apprenez quelle est la dernière mode des colliers de négresses au Cameroun. Badigeonnez simplement de teinture d’iode l’endroit où la pire des mouches tsétsé vient de boire goulûment notre sang d’homme à épiderme frêle. Évitez le romantisme et la hâte, la fougue des toreros. C’est parce que Hubert Latham croyait avoir tué son buffle qu’il s’en approcha et ne put éviter l’élan dernier de la bête mourante. Allez-vous laisser ces belles peaux aux vautours, aux fourmis, après vous être fait photographier la botte posée sur le pachyderme ? Ce serait enfantin, voyons.»
Quelque soit le personnage et ses superstitions: guide indigène, ouvrier malade de béribéri, curé pingre, marin moribond, chasseur de tigre, collectionneur de papillons, propriétaire de perroquet mais encore l’homme blanc ne sachant que faire devant le visiteur fauve au seuil de sa maison ni comment interpréter le manguaré, le télégraphe des indiens à son approche alors qu’il vient «prendre livraison d’une âme morte (…) pour la porter dans un corps d’élite vers la chasse éternelle».
Des histoires bien conçues, peut-être parfois cousues de fil blanc mais combien invraisemblables et dépaysantes notamment celle de la guenon merveilleuse au-dessus du troupeau de sangliers sauvages. Parmi les orchidées sanglantes et les papillons éblouissants, la cruauté offerte en thématique, celle des bêtes mais aussi des paysages de contreforts andins, neiges éternelles où se trouve dit-on la plus angoissante des solitudes humaines. La cruauté innommée, innommable que l’on n’a pas vu venir, par exemple la cigale machacui, un papillon-vipère ou une petite fleur qui vole et qui tue. Que d’éléments naturels inclus dans ces contes pour parer à l’ennui du quotidien ou encore à cet «enfer (…) un pays de neige, dépourvu d’alcool et de lamas familiers, où l’on travaille toute la sainte journée sous le fouet d’un alcade nègre.»
De ces allégories singulières, on voit surgir comment la vie sociale des hommes comme des bêtes se ressemble parfois. Presque un petit traité de sociologie condensée ou socio 101. Dépaysement garanti. A lire sur un air de pipeau pour voler haut et fort et rejoindre plus facilement encore les condors…
Le Précurseur... il en faut!

L’auteur, bien connu pour Le Prophète, nous amène à réfléchir sur ce qu’il intitule «l’infini (re)commencement». La simplicité apparente du style vous entraînera plus loin que prévu. Bien des heures méditatives en perspective pour digérer ces si courts écrits, courts mais lumineux comme de petites pierres précieuses sinon la Pierre… angulaire.
De forme allégorique, un véritable plongeon au cœur d’un imaginaire surdimensionné et d’une symbolique riche et multiple… On parle même de «l’évangile selon Gibran». Quoique puisant à différentes traditions, textes soufis et autres, sa sagesse poétique demeure bel et bien personnelle bien que «de sa prescience de Dieu, la clarté du message essentiel du Christ lui paraît une évidence incomprise des hommes.»
Grâce à Khalil Gibran, préparez-vous à nulle autre chose qu’un voyage de recommencement où devenir votre propre Précurseur s’avérera le chemin ou…un sommet! Laissez-vous introduire dans un cheminement vers quelque part d’insoupçonné en vous… «L’œuvre de l’écrivain libanais (...) un viatique permettant de passer par la porte étroite.» Bonheur assuré!
Les anciens canadiens ou mes patriotes et mon histoire romancée...

Voici l’œuvre toute désignée pour renouer avec le côté folklorique qui fait peur… parce que l’on croit en vain que les contes et légendes d’ici comme d’ailleurs nous feront sombrer dans l’ennui. Mais croyez-moi, si ces œuvres vous font sombrer ce sera plutôt dans la noirceur… tout simplement, celle nous permettant de mieux entrevoir les feux follets, les oreilles et les queues noires, parfois aussi les griffes et les hululements. Si toutefois vous tentez l’expérience, tout comme, d’en faire la lecture à haute voix, fous rires garantis – pour la première partie du moins! Vous aimerez le mordant et le punch de ces histoires dont on a tous quelques grenailles enfouies dans la mémoire collective… qu’il s’agisse de la débâcle des glaces au printemps, de la pêche au fanal ou du personnage connu et popularisé de la Corriveau, devenue avec le cinéma notre sorcière des temps modernes. Bref, de toutes les histoires de sorcière émerge un souvenir bien enfoui dans notre mémoire collective. Voici Philippe Aubert de Gaspé qui nous romance un volet important de notre histoire et de nos racines… et sait transmettre et réanimer le conte jusqu’à nous… québécois contemporains. Bien que ma version qui en est une didactique, vous l'aurez sans doute remarquée, et datant de 1957, toujours réédité, ce livre se retrouve encore sur les tablettes des librairies... comme Archambault pour ne pas la nommer. Il se trouve facilement dans les bonnes vieilles bouquineries parmi les livres d'occasion. Mes deux exemplaires qui m'ont coûté 4,00 $ en proviennent. Avis aux collectionneurs.
Contes et légendes ensorcelés d'Anticosti et de par ici...

Encore un petit trésor de la littérature d’ici, de notre patrimoine culturel, bien vivant dans notre imaginaire québécois. Des adaptations de contes et légendes qui tiennent la route et nous ouvrent le chemin vers des auteurs classiques de chez nous comme Philippe Aubert de Gaspé et Louis Fréchette. Lecture d’atmosphère de saison en cette période automnale plutôt taciturne. Un voyage littéraire dans le Québec profond de nos ancêtres, aux côtés des chevaux noirs, loups-garous, sorciers, fantômes et revenants, sans oublier les lutins et farfadets. Vous aimerez tout comme nous, lorsque j’en ai fait la lecture à haute voix en pleine soirée halloweenesque. Frissons garantis ! Fous rires aussi ! Un trésor de la langue pour qui sait la reconnaître.
Les plaisirs de la lectures livrés par nuls autres que ces auteurs à revisiter...

Quand Pandore livre ses secrets africains...il en résulte un roman jeunesse exemplaire.

Ce que disait Alice, Normand de Bellefeuille

Encore une heureuse trouvaille avec ce recueil de nouvelles différent et nouveau. Ah! que j’aime, que j’aime ce livre, tout comme j’aurais aimé cette grand-mère peu importe qu’elle ait été mienne ou non. Un livre cousu de petits récits autonomes qui se font des clins d’œil entre eux. Vous passerez d’un certain état de béatitude à un autre incertain face aux récits plus anecdotiques faisant place aux jeux de mots et de lettres ou à leur importance exacerbée comme dans L’adverbe ou Autobiographie, empruntant parfois à la numérolgoie ou à la géométrie comme dans Géométrie de la décision et même au sang dans Alice, sans oublier de petits flashs amoureux si inattendus comme Splendlove. A lire absolument, pour connaître cet univers sobre, unique en son genre, ne serait-ce que par les sujets retenus et leur traitement fort original. Ma suggestion : à combiner avec La grammaire est une chanson douce de Érick Orsenna.

Voici ce que Erik Orsenna dit de son livre
Vous entrez ici dans l'univers de ma grammaire. Soyez les bienvenus !
Depuis toujours, j'aime de passion la grammaire, toutes les grammaires, toutes les grilles et tous les codes enfouis sous la poussière du temps.
Mais c'est la colère qui m'a poussé à écrire. Une colère de papa : je ne comprenais plus les questions posées en classe de français à mes enfants. Un jargon inconnu de moi leur était tombé sur la tête, comme par exemple la " focalisation omnisciente ". Pourquoi ces complications inutiles ? Les enfants de sixième ou de cinquième ne doivent pas être des linguistes ! Ils doivent seulement savoir lire et écrire. Et aussi apprendre à savourer la langue, à y trouver des surprises, des ravissements.
Je vous invite donc à suivre Jeanne, Thomas et tous mes personnages dans leur promenade.
Bienvenue dans la jungle des règles et des exceptions !
Le chant des bélugas, Alain Olivier

Docteur Wincot. Des nouvelles de Jean Désy, auteur de Lettres à ma fille.

- Docteur Wincot
- Quand le ciel s'effondre
- Entre le hasard et la nécessité: en toute synchronicité
- La chasse
- Le punk et le rat.
Des sujets osés ou mordorés… sous une plume dorée ! A relire sans équivoque!
Lettres à ma fille par Jean Désy

Si vous croyez vous aussi que «des millions de gens rêvent d’échappées dans l’espace, dans les folles lueurs du cosmos, dans le grand large des froids nordiques ou hyperboréens», ce livre est pour vous. Et vous serez à même de ressentir comment il fait bon voyager avec ce si bon marin-samaritain à l’âme vagabonde mais généreuse détenant avec lui plus que de simples bagages mais des références, des poètes plein la tête. Comme il le dit si éloquemment : «La poésie demeure une lumière, une source. Plus ma vie passe et plus je me sens redevable à cet art. Les poètes, morts ou vivants, connus ou inconnus, sont mes amis.» Oh ! comme moi aussi j’aimerais en être de ses amis du poète Désy…
Jean Désy, enseignant en littérature, est aussi un esthète, un passionné. Amant de poésie et littératures variées comme de belle musique classique, il nous fait voguer à leur re-découverte au fil de la vague et de la houle. Ses pensées sur la quotidienneté à voile devenant parfois, lorsque la vague le permet, plus hautement philosophiques ou portant sur l'existentialité, déferlent en alternance avec la déferlante.
Un récit d'une grande sensibilité par un auteur à la plume légère comme un embrun. Cet auteur qui s'avère pour nous, tour à tour comme le père, le médecin ou le professeur qu'on aurait tous aimé connaître bon gré malgré. Un livre qui se lit d'une seule traite comme un roman d'aventure au suspens ininterrompu. Et je cite pour clore en beauté: «Je suis certain que l'aventure possède tout son sens dans la mesure où elle permet à certains olibrius dans mon genre de rester en état d'amour.» Puisse donc sa parole jamais ne nous devenir forclose !
samedi 15 novembre 2008
